La technologie des couches minces!

Publié le par Bruno Letessier


La jeune société Nanosolar, fondée en 2002 à Palo Alto par deux anciens étudiants de Stanford vient de livrer ses premiers panneaux solaires photovoltaïques, reposant sur une technologie à couche mince qui lui permet de diviser par deux le coût du watt solaire.

Un matériau semi-conducteur déposé en couche infime sur le support

Les panneaux solaires traditionnels sont réalisés à partir de tranches de silicium cristallin ultra purifié, la matière première des circuits intégrés. Son coût reste élevé, notamment parce que sa production est énergivore. La technologie de Nanosolar repose sur un matériau semi-conducteur sophistiqué, le CIGS (Cuivre Indium Gallium Sélénium), mais déposé en quantité infime sur le support.

Son procédé de fabrication s’apparente à l’imprimerie. Quatre “encres” sont ainsi déposées successivement sur une bande métallique souple et économique.

Avec un toit sur deux équipé, la consommation de la France assurée

La start-up affiche un objectif ambitieux: 1$ le watt. S’il était confirmé, c’est un véritable bon en avant que connaîtrait la filière photovoltaïque. Or cette source d’énergie renouvelable et non polluante est déjà celle qui connaît aujourd’hui la plus forte progression. Selon le Earth Policy Institute, la production de cellules photovoltaïque double tous les deux ans depuis 2002. Elle devrait atteindre 3,8 GW pour 2007, tandis que la puissance installée cumulerait 12,4 GW.

Rappelons qu’il suffirait de couvrir de panneaux photovoltaïques la moitié de ses toits pour assurer à la France la totalité de sa consommation électrique. 

Publié dans Energie solaire

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article